Ces électrons arrachés, appelés électrons secondaires, fournissent ainsi une information sur la topographie et la structure du matériau au point d'impact du faisceau d'électrons primaires. En faisant balayer point par point et ligne par ligne, tout comme dans un tube de télévision, l'objet à examiner par ce faisceau, on obtient une image globale de ce dernier.
L'avantage d'un faisceau d'ions gallium par rapport au faisceau d'électrons réside dans le fait que les ions possèdent une masse beaucoup plus élevée et que leur interaction avec l'échantillon est ainsi plus forte. Si l'on compare un faisceau d'électron avec une lampe de poche qui éclaire l'échantillon, le faisceau d'ions gallium correspond alors à un canon laser très puissant mais réglable. Un tel canon permet d'arracher du matériau de manière très précise de la surface d'un matériau («sputtering»). Le faisceau d'ions gallium fonctionne exactement de la même manière mais à des dimensions infiniment plus petites. Accessoirement ce bombardement d'ions gallium arrache lui aussi des électrons secondaires à l'échantillon, ce qui permet d'obtenir de ce dernièr une image d'une qualité qui n'a rien à envier à celles fournies par les bons MEB.
Le «dernier cri» en matière de technologie FIB consiste à combiner en une seule installation un FIB avec un microscope électronique à balayage classique et différents dispositifs d'injection de gaz. Ce type d'installation, dénommé Dual-Beam-FIB, multiplie les avantages du FIB par ceux de la microscopie électronique à balayage classique. Pour certaines applications, telles que par exemple la confection de préparation pour la microscopie électronique par transmission, une technique jusqu'ici longue et complexe réservée à quelques spécialistes expérimentés, ce type d'installation offre des avantages notables et ouvre des possibilités nouvelles. Une des deux installations dont dispose l'Empa est un tel Dual-Beam-FIB. |