En plus de leur rôle déjà peu glorieux de précurseurs de lozone et des poussières fines, les composés azotés exercent aussi une influence néfaste dans lagriculture. Au 19e siècle lammoniaque a été très prisé comme matière première pour la synthèse de nombreux produits chimiques et aussi dengrais artificiels, et il a ainsi été considéré comme un moyen de lutte contre la famine. Grâce à ces engrais, les rendements des récoltes ont certes augmenté mais les composés azotés apportés aux cultures ont conduit à une acidification et à une eutrophisation (surfertilisation) des sols, ce qui exerce une influence négative sur le bilan des gaz à effet de serre des écosystèmes concernés. Albrecht Neftel de la station de recherche Agroscope Reckenholz-Tänikon ART a montré comment ces écosystèmes sont actuellement étudiés dans le projet de recherche européen «NitroEurope». Une réduction massive des émissions dammoniaque de lagriculture, actuellement beaucoup trop élevées, simpose, par exemple avec une application conséquente de techniques dépandage du lisier limitant les émissions dammoniaque. Malgré les mesures de réduction prises, la charge environnementale exercée par lammoniaque demeure trop élevée non seulement en Suisse mais aussi dans une large partie de lEurope. |