Des cycles de produits toujours plus courts - principalement dans les technologies de linformation et de la communication (ICT) provoquent une croissance toujours plus vertigineuse de la montagne des e-déchets. LOrganisation de coopération et de développement économiques (OCDE) fait état pour lannée 2004 dun chiffre daffaire de 2.2 billions de francs, soit 2.2 millions de millions de francs pour le commerce ICT mondial, montant qui équivaut aux 7.7 pour-cent du produit social brut mondial. Alors quen2004 en Allemagne un ménage sur deux possédait un ordinateur, à la fin 2006 les 75 % de tous les ménages allemands en étaient déjà équipés. Au Japon, léquipement en ordinateurs est tout aussi élevé, alors que seuls 0.07 pour-cent des ménages en possèdent au Niger, 1.2 pour-cent en Inde, 2.3 pour-cent en Bolivie et 4.1 pour-cent en Chine. Le potentiel de croissance pour les appareils électriques est donc énorme cela plus particulièrement dans les pays en voie de développement et les pays émergeants et la montagne des e-déchets nest donc pas près de diminuer.
La fabrication dun ordinateur de bureau consomme 1.8 tonnes de matières premières
Une durée de vie et une réutilisation accrue des appareils électriques aideraient aussi à réduire la pollution de lenvironnement découlant de leur production. Louvrage publié par lUNU «Computers and the Environment» arrive à la conclusion quun PC moyen avec son écran consomme pour sa production près de 10 fois son poids dénergies fossiles. Par comparaison, la production dune automobile ou dun réfrigérateur ne demande quune quantité dénergie égale à une ou deux fois le poids du produit. Concrètement cela signifie que la fabrication dun PC avec un écran de 17 pouces nécessite 240 kilogrammes dénergies fossiles, 22 kilogrammes de produits chimiques et 1500 litres deau soit au total 1.8 tonnes de matière premières, léquivalent du poids dun 4x4 ou dun rhinocéros.
«Il est clair que cest maintenant que nous devons nous atteler à la résolution des problèmes liés à laccroissement des quantités de e-déchets tels que lépuisement des ressources, la pollution de lenvironnement et les atteintes à la santé», déclare le recteur de lUNU, Hans van Ginkel qui est convaincu que linitiative StEP profitera finalement à tout le monde. «Les entreprises qui participent à la StEP profiteront dun système de recyclage et délimination des e-déchets mondialement unifié, sûr et écologique. Par ailleurs, leurs produits devraient pouvoir être plus facilement remis à jour car acheter un produit neuf alors que seul un des composants de lancien devrait être remis à jour est un gaspillage extrême. Et les consommatrices et les consommateurs en profiteront eux aussi car ils se verront offrir dune part des appareils électriques et électroniques ayant une plus longue durée de vie et quils sauront que faire de leurs appareils usagés» commente van Ginkel. Le sigle StEP sur les appareils électriques et électroniques signalisera à lavenir que leur fabricant satisfait les directives de «best practice» internationales en matière de valorisation des e-déchets.
Renseignements: Rolf Widmer, Empa, Technologie et Société, tél. +41 71 274 78 63, Rolf.Widmer@empa.ch
Rédaction: Terry Collins (Toronto, Canada), tél. +1 416 538 87 12, mobile +1 647 284 87 12, terrycollins@rogers.com Dr Michael Hagmann, Empa, Communication tél. +41 44 823 45 92, michael.hagmann@empa.ch |