| Les écobilans de lEmpa pour des conférences «écologiques» | 29 août 2008 |
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| Lessentiel nest pas de participer du moins lorsquil en va de lenvironnement |
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|  | Dans la vie professionnelle avec ses voyages daffaire, ses congrès et ses réunions on oublie très vite que les déplacements ont des effets massifs sur lenvironnement. Pour les entreprises conscientes des problèmes environnementaux, la question est de savoir sil faut absolument toujours être présent physiquement ou si comme le permettent les technologies modernes de linformation et de la communication une participation virtuelle ferait aussi laffaire. Et encore si avec celle-ci les rejets de gaz nuisibles dans latmosphère sont effectivement moindres car les ordinateurs, les serveurs et compagnie consomment eux aussi de lénergie. Lors de la journée de linformatique qui sest déroulée au Technopark de Zurich le 29 août, on pouvait tester sur le stand de Microsoft quelles économies de CO2 permettent le remplacement dune réunion «réelle» par une vidéoconférence. Avec des études décobilans et la banque de données «ecoinvent» les chercheurs de lEmpa évaluent où se situent les charges pour lenvironnement . |
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La direction dune entreprise internationale désire tenir une conférence de direction dune heure à Zurich, un de ses membres devrait se déplacer depuis Londres. La direction se demande ce qui est le plus écologique une téléconférence par Internet ou un déplacement effectif en voiture, en train ou en avion? Et la différence est-elle réellement importante ou néligeable? Telle est la situation hypothétique que le chercheur de lEmpa Roland Hischier du laboratoire «Technologie et société» a analysée à laide des données «ecoinvent», une banque de données scentifiques unique au monde pour létablissement des écobilans à la création de laquelle les chercheurs de lEmpa ont participé et qui est gérée par de lEmpa. Microsoft avait fourni à Hischier une liste de tous les apareils nécessaires pour tenir une vidéoconférence ordinateur portable, caméra vidéo, vidéoprojecteur, serveur, routeur et autres avec toutes les données sur leur consommation de courant et autres données techniques telles que vitesse de transmission et puissance de refroidissement nécessaire. Avec ces données et celles de la banque de données «ecoinvent» sur les appareils électroniques et la production délectricité ainsi que sur les différentes variantes de mode de transport, les chercheurs de lEmpa ont alors calculé les émissions de gaz à effet de serre sous forme déquivalents de CO2. Les avantages dune rencontre virtuelle augmentent avec la distance de déplacement
Les résultats sont parlants: pour le déplacement réel, ce qui compte avant tout cest la consommation dénergie du moyen de déplacement, soit le train, la voiture ou lavion; plus des 99.8% de la charge exercée sur lenvironnemenrt proviennent des moyens de transports quel que soit le moyen utlisé. Toutefois une vidéoconférence via Internet elle aussi consomme de grosses quantités dénergie; les serveur, routeurs, ordinateurs portables et autres vidéoprojecteurs consomment du courant pour leur fonctionnement et certains aussi pour leur refroidissement. Ils sont ainsi responsables de près de 95% des émissions de gaz à effet de serre dune vidéoconférence. |
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|  | Toutefois ces différentes variantes diffèrent massivement entre elles pour ce qui est de la quantité des émissions de gaz à effet de serre. La réunion virtuelle, avec seulement 20 kilogrammes de CO2, est celle qui obtient le meilleur résultat; ses émissions sont presque totalement à mettre au compte de la transmission des données via Internet. La variante de transport la plus favorable est le train dans notre cas un train à haute vitesse passant par Paris qui arrive à 108 kilogrammes, soit cinq fois plus. Lavion et la voiture avec 315, respectivement 373 kilogrammes déquivalents de CO2, émettent entre 16 et 18 fois plus de gaz à effet de serre que la vidéoconférence. |
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|  | Le train est de loin le moyen de transport le plus écologique
Hischier a encore calculé linfluence de la distance de déplacement sur les résultats. Autrement dit jusquà quelle distance de déplacement un voyage «réel» est encore acceptable ou même meilleur quune réunion virtuelle? Ce chercheur de lEmpa est arrivé à un résultat étonnant: pour les distances inférieures à 200 kilomètres, il est plus écologique de faire voyager un seul participant par le train que dorganiser une vidéoconférence. «Ceci nest toutefois valable que sil ne sagit que dune seule personne. Si deux personnes doivent se déplacer, la distance maximale se réduit déjà 100 kilomètres. Et à partir de 10 voyageurs et plus soit par exemple pour les conférences et les congrès les réunions virtuelles deviennent plusieurs fois plus écologiques que les réunions réelles. |
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Cest aussi ce quavait révélé une étude plus ancienne dans laquelle Hischier et Lorenz Hilty, qui dirige le laboratoire Technolgie et Société de lEmpa, avaient calculé les effets sur lenvironnement de l«International Environmental Informatics Symposium» quils avaient organisé à Zurich. Les conclusions de cette étude: plus des 96 pour-cent des charges exercées sur lenvironnement étaient à mettre au compte des déplacements des quelques 300 participants à cette conférence. De plus il était particulièrement frappant quà eux seuls les six pour-cent des participants dont le déplacement dépassait en moyenne 8000 kilomètres étaient responsables de près des deux tiers de la charge totale sur lenvironnement. A titre de comparaison: une conférence entièrement virtuelle aurait été 45 fois moins polluante ansi que lont montré les calculs des chercheurs de lEmpa.
R09 comme «solution intermédiaire»: une congrès tenu parallèlement plusieurs lieux
Comme les contacts personnels sont aussi un point important dans les congrès et les conférences et que ce sont surtout les vols intercontinentaux qui exercent une forte charge sur lenvironnement, Hischier et Hilty ont calculé une troisième variante: un congrès tenu parallèlement en plusieurs lieux, dans cet exemple à Zurich, Dallas et Tokyo, qui permettrait de réduire de près de moitié les charges exercées sur lenvironnement. Cest à cette «astuce» que recourra Hilty lannée prochaine pour lorganisation du «R09 Twin World Congress on Resource Management and Technology for Material and Energy Efficiency» que lEmpa et lAcadémie suisse des sciences techniques organiseront à nouvau à Davos et qui se dérouera aussi pour la première fois parallèlement à Nagoya au Japon. Naturellement avec des retransmissions vidéo simultanées entre les deux lieux. «Comme petit projet accessoire, nous étudierons comment les participants se familiarisent avec ces technlogies de trnamsission et combien ce déroulement parallèle permet déconomiser de CO2» explique Hilty.
Informations:
- Roland Hischier, Empa, Technologie et société, tél. +41 71 274 78 47, roland.hischier@empa.ch
- Lorenz Hilty, Empa, Technologie et société, tél. +41 71 274 73 45, lorenz.hilty@empa.ch
- Matthias Egli, Microsoft Schweiz, Kommunikationslösungen, Tel. +41 78 844 60 55, megli@microsoft.com
Rédaction:
Dr. Michael Hagmann, Empa, Communication, tél. +41 44 823 45 92, michael.hagmann@empa.ch
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