Des violons sans âme
Le métier du maître luthier Michael Rhonheimer pourrait bientôt déjà être influencé par les travaux de recherche de lEmpa sur le bois de résonnance. Aujourdhui encore, il réalise dans son atelier à Baden des violons de maître avec quasiment les mêmes outils quaux 16e et 17e siècles. Les gauges, les scies, les rabots, les grattoirs et la prêle en font partie. Mais la sonorité dun violon nest pas seulement influencée par le bois, dautres détails tels que la voûte de la table et du fond, le positionnement et la taille des ouïes dans la table jouent aussi un rôle. Avant quun violon neuf réalisé de la main dun luthier émette son premier son, il faut bien compter une année et plus de 300 heures de travail.
Rhonheimer a aussi expliqué quun violon neuf peut tout à fait supporter la comparaison avec un violon ancien. Alors que les instruments anciens sont marqués par leur époque et sa culture, les instruments neufs ont lavantage doffrir la possibilité de tenir compte des désirs de lartiste lors de leur fabrication. Ce maître luthier ne pense pas beaucoup de bien des violons fabriqués industriellement: «Le contacts avec le matériau nexiste plus. Un violon en fibre de carbone a une sonorité sans âme» Par contre il na rien à objecter aux modifications du bois qui pourraient permettre de réaliser à lavenir des violons très proches de ceux créés par Stradivarius.
Auteur:
Lukas Herzog, Section Communication, tél. 044 823 48 76, lukas.herzog@empa.ch
Contact:
Dr. Francis Schwarze, Lab. Bois, tél. 071 274 72 47, francis.schwarze@empa.ch Melanie Spycher, Lab. Bois, tél. 071 274 76 24, melanie.spycher@empa.ch
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